Les souffrances endurées : comment sont-elles évaluées ?
Points clés
- Les souffrances endurées indemnisent les douleurs physiques et psychologiques subies entre l’accident et la consolidation.
- Elles sont évaluées lors de l’expertise médicale selon leur intensité, leur durée et les soins nécessaires.
- Ce poste est distinct du déficit fonctionnel permanent et du préjudice moral.
- Les hospitalisations, opérations, rééducations et traitements peuvent influencer l’évaluation.
- Une préparation précise de l’expertise permet de limiter le risque de sous-évaluation.
Après un accident, la victime peut subir des douleurs physiques, des interventions, des soins, une rééducation, mais aussi une souffrance psychologique liée au traumatisme.
Les souffrances endurées constituent un poste de préjudice spécifique. Elles permettent d’indemniser les douleurs subies entre l’accident et la consolidation de l’état de santé.
Maître Marilyne Letessier, avocate en dommage corporel à Nice, accompagne les victimes afin de préparer l’expertise médicale et de faire reconnaître l’intensité des souffrances subies.
Que recouvrent les souffrances endurées ?
Les souffrances endurées correspondent aux douleurs physiques et psychiques subies par la victime avant consolidation. Elles prennent en compte le traumatisme initial, les soins, les interventions et la période de récupération.
Ce poste peut concerner des douleurs aiguës, des douleurs chroniques avant consolidation, une hospitalisation éprouvante ou une souffrance psychologique importante.
Quelle période est prise en compte ?
Les souffrances endurées couvrent la période allant de l’accident jusqu’à la consolidation. Après consolidation, les douleurs persistantes peuvent être prises en compte dans d’autres postes, notamment le déficit fonctionnel permanent.
La date de consolidation est donc importante pour distinguer les préjudices temporaires des préjudices permanents.
Comment sont-elles évaluées lors de l’expertise médicale ?
L’expert médical évalue les souffrances endurées en tenant compte de la gravité des blessures, de la durée des soins, des interventions, de l’intensité des douleurs et du retentissement psychologique.
Une cotation est généralement proposée. Cette cotation sert ensuite de base à la valorisation financière du poste.
Quels éléments peuvent influencer l’évaluation ?
- la violence de l’accident ;
- la nature des blessures ;
- la durée d’hospitalisation ;
- le nombre d’interventions chirurgicales ;
- la durée de la rééducation ;
- les traitements douloureux ;
- le retentissement psychologique.
Quelle différence avec le préjudice moral ?
Les souffrances endurées concernent les douleurs physiques et psychiques subies par la victime pendant la période avant consolidation.
Le préjudice moral peut concerner d’autres situations, notamment le retentissement émotionnel ou le préjudice subi par les proches dans certains dossiers. Il ne faut donc pas confondre ces postes.
Comment préparer ce poste avant l’expertise ?
La victime doit rassembler les documents permettant de retracer les soins, les douleurs et les difficultés rencontrées.
- certificats médicaux ;
- comptes rendus d’hospitalisation ;
- comptes rendus opératoires ;
- ordonnances et traitements ;
- bilans de rééducation ;
- suivi psychologique si nécessaire ;
- témoignages sur la période de convalescence.
Tableau récapitulatif — Souffrances endurées
| Élément analysé | Impact possible | Justificatif utile |
|---|---|---|
| Hospitalisation | Augmente l’intensité du préjudice | Compte rendu hospitalier |
| Chirurgie | Douleurs et contraintes supplémentaires | Compte rendu opératoire |
| Rééducation | Durée et pénibilité des soins | Bilan kinésithérapie |
| Souffrance psychologique | Retentissement émotionnel | Suivi psychologique ou psychiatrique |
Souffrances endurées après un accident à Nice
À Nice comme ailleurs, les souffrances endurées doivent être évaluées avec précision afin d’éviter une indemnisation insuffisante.
Maître Marilyne Letessier accompagne les victimes pour préparer l’expertise médicale et défendre une évaluation adaptée à la réalité des douleurs subies.
Sources et informations utiles
Pour mieux comprendre l’évaluation des souffrances endurées et l’indemnisation des postes de préjudice, vous pouvez consulter les ressources suivantes :
- Service-public.fr — informations pratiques sur l’indemnisation des victimes d’accident de la route.
- Loi n°85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter — texte de référence pour l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation.
- Article L211-9 du Code des assurances — délais et modalités de l’offre d’indemnisation par l’assureur.
- Nomenclature Dintilhac — référence pour l’identification des postes de préjudice indemnisables.
- ONIAM — informations sur l’indemnisation des accidents médicaux, affections iatrogènes et infections nosocomiales.
FAQ
Que sont les souffrances endurées ?
Elles correspondent aux douleurs physiques et psychologiques subies par la victime entre l’accident et la consolidation.
Qui évalue les souffrances endurées ?
Elles sont généralement évaluées par le médecin expert lors de l’expertise médicale.
Les souffrances psychologiques sont-elles prises en compte ?
Oui. Le retentissement psychologique peut être pris en compte lorsqu’il est en lien avec l’accident et correctement documenté.
Peut-on contester une évaluation trop faible ?
Oui. Une cotation insuffisante peut être discutée ou contestée si elle ne reflète pas la réalité des souffrances subies.
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